🌊 Tsunami à Shizuoka : 5 minutes avant la première vague
Tsunami à Shizuoka : 5 minutes avant la première vague
GUIDE DE SÉCURITÉ · FONDÉ SUR DES SOURCES OFFICIELLES

Que faire en cas de tsunami : de la fin de la secousse à la levée de l’alerte

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Quand on voit un tsunami, il est trop tard pour commencer à courir. Mais si l’on sait à l’avance quoi faire, on peut presque toujours survivre. Le conseil essentiel de l’Agence météorologique du Japon tient en une phrase : si vous ressentez près de la côte une secousse forte, ou longue et lente, n’attendez pas l’alerte. Éloignez-vous immédiatement de la mer et gagnez les hauteurs. Ce guide reprend chaque étape dans l’ordre où vous la vivriez, avec les raisons et les sources, ainsi que ce que les voyageurs doivent savoir sur les séismes au Japon.

L’essentiel

1. Pendant que le sol tremble

Lors d’une forte secousse, il est difficile de marcher, et encore plus de courir. Baissez-vous et protégez votre tête avec votre sac ou vos bras. Éloignez-vous des fenêtres, des enseignes et des avant-toits, des distributeurs automatiques et des murs en parpaings. Les rues japonaises comptent de nombreux murs en blocs de béton et distributeurs, et les objets qui tombent ou basculent causent beaucoup de blessures (portail national coréen de sécurité face aux catastrophes ; Bureau du Cabinet japonais). Dès que la secousse s’arrête, passez directement à l’étape suivante.

2. Quand la secousse s’arrête : n’attendez pas l’alerte

La JMA vise à émettre les alertes tsunami dans les 3 minutes environ suivant un séisme. Mais si l’épicentre est proche, la vague peut arriver avant l’alerte. Selon la 4e estimation des dégâts sismiques de la préfecture de Shizuoka, lors d’un mégaséisme de la fosse de Nankai, une eau de 50 cm de haut pourrait atteindre la côte de l’arrondissement de Shimizu (ville de Shizuoka) en 2 minutes seulement. Donc si vous ressentez près de la côte une forte secousse, ou une secousse qui dure près d’une minute, la secousse elle-même est votre alerte.

3. Où aller : plus haut plutôt que plus loin

Quand le temps presse, rendez-vous dans un bâtiment élevé tout proche plutôt que sur des hauteurs lointaines (« tooku yori takaku », plus haut plutôt que plus loin : cinq points de prévention de la préfecture d’Aichi ; Bureau du Cabinet). Les villes côtières éloignées des collines désignent des bâtiments et tours d’évacuation tsunami.

4. Comment s’y rendre : à pied, en évitant ponts et rivières

5. N’allez jamais regarder la mer

Même si l’eau se retire, n’allez jamais vers la mer. Un tsunami ne commence pas toujours par un retrait de la mer, mais une baisse soudaine du niveau de l’eau peut annoncer l’arrivée d’une grosse vague. Les digues et les jetées sont les premiers endroits submergés. Ne vous arrêtez pas pour regarder ou filmer la vague.

Un tsunami n’a rien d’une vague ordinaire. C’est toute une masse de mer qui avance vers l’intérieur des terres : même un tsunami de 20 à 30 cm peut vous renverser et vous emporter. Même par environ 10 m de fond, il se déplace à près de 36 km/h : si vous attendez de le voir, il vous rattrapera (JMA).

6. Restez en hauteur jusqu’à la levée de l’alerte

Les tsunamis arrivent en vagues successives, et les suivantes peuvent être plus grosses que la première. Une grosse vague peut arriver des heures plus tard. Ne redescendez pas avant la levée de l’alerte ou de l’avis (JMA).

7. Si un séisme survient pendant votre voyage au Japon

Se préparer à un séisme au Japon prend dix minutes avant le départ. Pour les voyageurs étrangers, le plus difficile, c’est la langue.

8. Sur les autres côtes aussi

Les mêmes règles s’appliquent sur toutes les côtes. La côte est de la Corée, par exemple, a été frappée en 1983 et 1993 par des tsunamis provoqués par de grands séismes dans la mer à l’ouest du Japon, et le portail national coréen de sécurité face aux catastrophes donne le même conseil essentiel : si vous ressentez une secousse sur la côte ou entendez une alerte tsunami, évacuez immédiatement vers les hauteurs. Où que vous soyez, apprenez les panneaux et itinéraires locaux d’évacuation tsunami, et suivez les alertes de vos autorités locales.

Gardez au moins trois jours de provisions d’urgence

Pendant plusieurs jours après un tsunami, l’électricité, l’eau et le téléphone peuvent être coupés, et les magasins fermés. En octobre 2026, le gouvernement japonais (avec le lancement de sa nouvelle Agence de gestion des catastrophes) et le gouvernement britannique (dans sa campagne Be Ready) ont de nouveau appelé chaque foyer à conserver au moins trois jours, idéalement une semaine, d’eau et de nourriture. La liste de contrôle du portail national coréen de sécurité face aux catastrophes va dans le même sens.

En voyage, un petit sac avec une batterie externe, une bouteille d’eau, vos médicaments et une copie de votre passeport fait une grande différence. Quand vous évacuez, prenez ce seul sac, ou juste vous-même.

Entraînez-vous avec une simulation

Lire une liste, c’est facile. S’en souvenir quand le sol ondule et qu’un haut-parleur hurle dans une langue que vous ne comprenez pas, beaucoup moins. Tsunami à Shizuoka : 5 minutes avant la première vague est un jeu de navigateur gratuit où vous prenez ces décisions contre la montre depuis la plage de Miho, le hall d’un hôtel ou une rue commerçante du port (le séisme, les personnages et l’hôtel sont fictifs). Consultez le guide du jeu.

Sources

Cet article est une information éducative générale, et non une consigne officielle d’urgence. En cas d’urgence réelle, suivez la carte locale des risques de tsunami et les instructions du gouvernement et des autorités locales.

FAQ

Faut-il attendre l’alerte au tsunami ?

Non, si vous avez ressenti près de la côte une secousse forte, ou longue et lente. La JMA vise à émettre les alertes dans les 3 minutes environ, mais sur les côtes proches de l’épicentre, la vague peut arriver avant.

Vaut-il mieux fuir loin ou monter en hauteur ?

Quand le temps presse, montez en hauteur. Même une colline visible peut être à plusieurs dizaines de minutes à pied. Rendez-vous au bâtiment ou à la tour d’évacuation tsunami le plus proche, au moins jusqu’à l’étage indiqué sur le panneau, idéalement sur le toit.

Peut-on évacuer en voiture lors d’un tsunami ?

En règle générale, évacuez à pied. Les voitures restent bloquées dans les embouteillages et sur les routes endommagées, et quelques dizaines de centimètres d’eau peuvent les emporter.

Que faire si la mer se retire soudainement ?

Gagnez immédiatement les hauteurs. Ne marchez pas sur le fond marin découvert et ne vous arrêtez pas pour regarder. Un tsunami ne commence pas toujours par un retrait de la mer : ne relâchez donc pas votre vigilance simplement parce que l’eau ne s’est pas retirée.

Le 2e étage est-il assez haut ?

Rien ne le garantit. Les prévisions de hauteur changent à chaque mise à jour et la vague réelle peut être plus haute. Montez au moins jusqu’à l’étage indiqué sur le panneau du bâtiment d’évacuation, et aussi haut que possible.

Peut-on redescendre une fois la première vague passée ?

Non. Les tsunamis arrivent en plusieurs vagues et les suivantes peuvent être plus grosses. Restez en hauteur jusqu’à la levée de l’alerte ou de l’avis.

Que faire en cas de séisme pendant un voyage au Japon ?

Protégez votre tête pendant la secousse. Si vous êtes près de la mer, dès qu’elle s’arrête, dirigez-vous vers un bâtiment portant le panneau vert d’évacuation tsunami ou vers un autre point élevé. Installez l’application Safety tips avant le départ pour recevoir les alertes dans votre langue, et contactez votre ambassade en cas de problème.

Un tsunami de 30 cm est-il inoffensif ?

Non. Selon la JMA, même un tsunami de 20 à 30 cm peut renverser une personne et l’emporter. Même en cas de simple avis, restez à l’écart de la mer et des rivières.

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