
Que faire en cas de tsunami : de la fin de la secousse à la levée de l’alerte
▶ JOUER GRATUITEMENTSans téléchargement · Mobile ou PC · 3 à 5 minutes par partie · 10 languesQuand on voit un tsunami, il est trop tard pour commencer à courir. Mais si l’on sait à l’avance quoi faire, on peut presque toujours survivre. Le conseil essentiel de l’Agence météorologique du Japon tient en une phrase : si vous ressentez près de la côte une secousse forte, ou longue et lente, n’attendez pas l’alerte. Éloignez-vous immédiatement de la mer et gagnez les hauteurs. Ce guide reprend chaque étape dans l’ordre où vous la vivriez, avec les raisons et les sources, ainsi que ce que les voyageurs doivent savoir sur les séismes au Japon.
- Pendant la secousse : baissez-vous et protégez votre tête. Éloignez-vous des fenêtres, des distributeurs automatiques et des murs en parpaings.
- Quand elle s’arrête : n’attendez pas l’alerte. Partez tout de suite vers les hauteurs.
- Plus haut plutôt que plus loin : le bâtiment ou la tour d’évacuation tsunami le plus proche, au moins jusqu’à l’étage indiqué sur le panneau.
- À pied. Évitez les voitures, les ponts, les berges et les digues. Si la mer se retire, n’allez jamais vers elle.
- Restez en hauteur jusqu’à la levée de l’alerte ou de l’avis. Ne vous fiez qu’aux informations officielles.
1. Pendant que le sol tremble
Lors d’une forte secousse, il est difficile de marcher, et encore plus de courir. Baissez-vous et protégez votre tête avec votre sac ou vos bras. Éloignez-vous des fenêtres, des enseignes et des avant-toits, des distributeurs automatiques et des murs en parpaings. Les rues japonaises comptent de nombreux murs en blocs de béton et distributeurs, et les objets qui tombent ou basculent causent beaucoup de blessures (portail national coréen de sécurité face aux catastrophes ; Bureau du Cabinet japonais). Dès que la secousse s’arrête, passez directement à l’étape suivante.
2. Quand la secousse s’arrête : n’attendez pas l’alerte
La JMA vise à émettre les alertes tsunami dans les 3 minutes environ suivant un séisme. Mais si l’épicentre est proche, la vague peut arriver avant l’alerte. Selon la 4e estimation des dégâts sismiques de la préfecture de Shizuoka, lors d’un mégaséisme de la fosse de Nankai, une eau de 50 cm de haut pourrait atteindre la côte de l’arrondissement de Shimizu (ville de Shizuoka) en 2 minutes seulement. Donc si vous ressentez près de la côte une forte secousse, ou une secousse qui dure près d’une minute, la secousse elle-même est votre alerte.
- Évacuez d’abord, vérifiez ensuite. La minute ou deux passées sur les actualités ou les réseaux sociaux, c’est le temps qu’il vous fallait pour monter l’escalier.
- Votre vie avant vos bagages. Ne retournez pas dans votre chambre chercher vos sacs ou votre passeport. Votre ambassade ou votre consulat peut vous délivrer un nouveau passeport.
- Tendenko (chacun évacue de son côté). N’attendez ni votre famille ni vos collègues : chacun file directement vers les hauteurs. Convenez à l’avance d’« évacuer séparément et se retrouver en haut », pour que personne ne redescende chercher quelqu’un (magazine de prévention des catastrophes du Bureau du Cabinet, Bousai).
3. Où aller : plus haut plutôt que plus loin
Quand le temps presse, rendez-vous dans un bâtiment élevé tout proche plutôt que sur des hauteurs lointaines (« tooku yori takaku », plus haut plutôt que plus loin : cinq points de prévention de la préfecture d’Aichi ; Bureau du Cabinet). Les villes côtières éloignées des collines désignent des bâtiments et tours d’évacuation tsunami.
- Repérez le pictogramme vert. Un panneau vert montrant une vague et une personne montant un escalier signale un bâtiment ou une zone d’évacuation tsunami (JIS Z 8210). Vous pouvez le trouver même sans lire le japonais.
- Au moins l’étage indiqué sur le panneau, idéalement le toit. Les bâtiments d’évacuation désignent des étages situés au-dessus de la hauteur d’inondation prévue. Ne croyez pas ceux qui disent que le 2e étage suffit.
- Si l’eau monte, grimpez encore d’un étage. Elle peut monter plus haut que prévu (JMA).
- Un site d’évacuation d’urgence n’est pas un centre d’hébergement. Un site d’évacuation d’urgence désigné (指定緊急避難場所) est l’endroit où l’on va pour sauver sa vie dans l’immédiat ; un centre d’hébergement désigné (指定避難所, généralement une école) est l’endroit où l’on séjourne ensuite. Si la première vague arrive dans quelques minutes, allez au bâtiment ou à la tour d’évacuation tout proche, pas au centre d’hébergement lointain.
4. Comment s’y rendre : à pied, en évitant ponts et rivières
- En règle générale, évacuez à pied. Les voitures restent bloquées dans les embouteillages, aux feux en panne et sur les routes endommagées, et quelques dizaines de centimètres d’eau peuvent les emporter (Bureau du Cabinet ; plan de la ville de Shizuoka). N’allez pas chercher votre voiture de location.
- Éloignez-vous des ponts et des berges. Un tsunami s’engouffre dans les baies et les rivières et y prend encore plus de hauteur (JMA).
- Suivez les habitants. Même si vous ne comprenez pas les annonces, si les gens autour de vous se dirigent vers les hauteurs, suivez-les. Les rues bloquées par des murs effondrés n’apparaîtront pas tout de suite dans votre appli de cartes.
- Aidez les personnes qui ne peuvent pas se déplacer seules (personnes âgées, personnes handicapées, enfants) et emmenez-les avec vous, mais votre propre sécurité passe en premier. N’entrez jamais dans l’eau pour secourir quelqu’un ; tendez-lui depuis un point élevé une main, une perche ou une corde (consignes de sauvetage aquatique de l’Agence nationale des pompiers coréenne).
5. N’allez jamais regarder la mer
Même si l’eau se retire, n’allez jamais vers la mer. Un tsunami ne commence pas toujours par un retrait de la mer, mais une baisse soudaine du niveau de l’eau peut annoncer l’arrivée d’une grosse vague. Les digues et les jetées sont les premiers endroits submergés. Ne vous arrêtez pas pour regarder ou filmer la vague.
Un tsunami n’a rien d’une vague ordinaire. C’est toute une masse de mer qui avance vers l’intérieur des terres : même un tsunami de 20 à 30 cm peut vous renverser et vous emporter. Même par environ 10 m de fond, il se déplace à près de 36 km/h : si vous attendez de le voir, il vous rattrapera (JMA).
6. Restez en hauteur jusqu’à la levée de l’alerte
Les tsunamis arrivent en vagues successives, et les suivantes peuvent être plus grosses que la première. Une grosse vague peut arriver des heures plus tard. Ne redescendez pas avant la levée de l’alerte ou de l’avis (JMA).
- Les trois niveaux d’alerte tsunami au Japon : alerte au tsunami majeur (大津波警報, hauteur prévue supérieure à 3 m), alerte au tsunami (津波警報, 1 à 3 m) et avis de tsunami (津波注意報, 0,2 à 1 m). Pour un mégaséisme de magnitude supérieure à 8, le premier bulletin indique « énorme » (巨大) ou « haut » (高い) au lieu d’un chiffre. Même si un chiffre paraît faible, évacuez immédiatement.
- Vérifiez les rumeurs « l’alerte est levée » auprès des sources officielles. Si vous redescendez sur la foi d’une vidéo virale ou d’une rumeur de discussion de groupe, vous êtes exposé à la vague suivante.
- Les vêtements mouillés mènent à l’hypothermie. Retirez les vêtements trempés, enveloppez-vous dans quelque chose de sec ou une couverture, et serrez-vous les uns contre les autres. L’alcool fait perdre la chaleur plus vite. Ne frictionnez pas les bras et les jambes d’une personne en hypothermie sévère ; réchauffez d’abord le tronc, lentement (consignes de premiers secours de l’Agence nationale des pompiers coréenne).
- Envoyez des messages plutôt que d’appeler, et économisez votre batterie. Les lignes téléphoniques saturent juste après une catastrophe.
- Ne vous précipitez pas dans les rez-de-chaussée après la levée de l’alerte. Les bâtiments inondés sont pleins de boue, de clous et de portes cassées. Rendez-vous au centre d’hébergement désigné et enregistrez-vous pour que les recherches de vos proches et l’aide puissent vous parvenir.
7. Si un séisme survient pendant votre voyage au Japon
Se préparer à un séisme au Japon prend dix minutes avant le départ. Pour les voyageurs étrangers, le plus difficile, c’est la langue.
- Installez l’application Safety tips. Cette application gratuite de l’Agence japonaise du tourisme (promue par la JNTO) envoie les alertes précoces de séisme et les alertes tsunami en anglais et dans d’autres langues, avec des organigrammes d’évacuation et des cartes de communication. L’application NHK WORLD-JAPAN diffuse aussi les informations sur les catastrophes en plusieurs langues.
- Sachez comment les alertes vous parviennent. La télévision, la radio, les alertes d’urgence sur téléphone, les haut-parleurs municipaux annonçant « ōtsunami keihō (alerte au tsunami majeur)… takai tokoro e (vers les hauteurs) », les sirènes et le drapeau tsunami à damier rouge et blanc sur les plages signifient tous « évacuez maintenant » (JMA).
- À l’enregistrement, consultez la carte des risques et le point élevé le plus proche. Si vous logez au bord de la mer, renseignez-vous pour savoir si votre hôtel est un bâtiment d’évacuation, et à partir de quel étage.
- Numéros d’urgence au Japon : 119 (pompiers et ambulance), 110 (police). Signalez votre voyage à l’ambassade ou au service de conseils aux voyageurs de votre pays et gardez son numéro d’urgence à portée de main ; les voyageurs coréens peuvent appeler le centre d’appel consulaire au +82-2-3210-0404 (24 h/24).
8. Sur les autres côtes aussi
Les mêmes règles s’appliquent sur toutes les côtes. La côte est de la Corée, par exemple, a été frappée en 1983 et 1993 par des tsunamis provoqués par de grands séismes dans la mer à l’ouest du Japon, et le portail national coréen de sécurité face aux catastrophes donne le même conseil essentiel : si vous ressentez une secousse sur la côte ou entendez une alerte tsunami, évacuez immédiatement vers les hauteurs. Où que vous soyez, apprenez les panneaux et itinéraires locaux d’évacuation tsunami, et suivez les alertes de vos autorités locales.
Gardez au moins trois jours de provisions d’urgence
Pendant plusieurs jours après un tsunami, l’électricité, l’eau et le téléphone peuvent être coupés, et les magasins fermés. En octobre 2026, le gouvernement japonais (avec le lancement de sa nouvelle Agence de gestion des catastrophes) et le gouvernement britannique (dans sa campagne Be Ready) ont de nouveau appelé chaque foyer à conserver au moins trois jours, idéalement une semaine, d’eau et de nourriture. La liste de contrôle du portail national coréen de sécurité face aux catastrophes va dans le même sens.
- Eau : environ 3 L par personne et par jour × au moins 3 jours.
- Nourriture : conserves, riz prêt à consommer et barres énergétiques sans cuisson.
- Toilettes portables, sacs plastiques et lingettes humides.
- Lampe torche, batterie externe, radio portable et piles de rechange.
- Médicaments, masques, couverture (de survie), un peu d’argent liquide et une copie de votre pièce d’identité.
En voyage, un petit sac avec une batterie externe, une bouteille d’eau, vos médicaments et une copie de votre passeport fait une grande différence. Quand vous évacuez, prenez ce seul sac, ou juste vous-même.
Entraînez-vous avec une simulation
Lire une liste, c’est facile. S’en souvenir quand le sol ondule et qu’un haut-parleur hurle dans une langue que vous ne comprenez pas, beaucoup moins. Tsunami à Shizuoka : 5 minutes avant la première vague est un jeu de navigateur gratuit où vous prenez ces décisions contre la montre depuis la plage de Miho, le hall d’un hôtel ou une rue commerçante du port (le séisme, les personnages et l’hôtel sont fictifs). Consultez le guide du jeu.
Sources
- Agence météorologique du Japon (JMA) : « Se protéger des tsunamis » (津波から身を守るために), explications des alertes et avis de tsunami, consignes sur le drapeau tsunami
- Bureau du Cabinet du Japon (gestion des catastrophes) : consignes d’évacuation en cas de tsunami, magazine Bousai (tsunami tendenko), pictogrammes d’évacuation par type de catastrophe (JIS Z 8210)
- Préfecture de Shizuoka : 4e estimation des dégâts sismiques (mégaséisme de la fosse de Nankai)
- Ville de Shizuoka : plan communautaire de prévention des tsunamis et dispositif des bâtiments d’évacuation tsunami
- Préfecture d’Aichi : cinq points de prévention des catastrophes (plus haut plutôt que plus loin)
- Agence japonaise du tourisme / JNTO : Safety tips
- Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité (Corée) : portail national de sécurité face aux catastrophes, consignes tsunami
- Ministère des Affaires étrangères (Corée) : sécurité des voyages à l’étranger et centre d’appel consulaire
- Agence nationale des pompiers (Corée) : consignes de premiers secours et de sauvetage aquatique
Cet article est une information éducative générale, et non une consigne officielle d’urgence. En cas d’urgence réelle, suivez la carte locale des risques de tsunami et les instructions du gouvernement et des autorités locales.
FAQ
Faut-il attendre l’alerte au tsunami ?
Non, si vous avez ressenti près de la côte une secousse forte, ou longue et lente. La JMA vise à émettre les alertes dans les 3 minutes environ, mais sur les côtes proches de l’épicentre, la vague peut arriver avant.
Vaut-il mieux fuir loin ou monter en hauteur ?
Quand le temps presse, montez en hauteur. Même une colline visible peut être à plusieurs dizaines de minutes à pied. Rendez-vous au bâtiment ou à la tour d’évacuation tsunami le plus proche, au moins jusqu’à l’étage indiqué sur le panneau, idéalement sur le toit.
Peut-on évacuer en voiture lors d’un tsunami ?
En règle générale, évacuez à pied. Les voitures restent bloquées dans les embouteillages et sur les routes endommagées, et quelques dizaines de centimètres d’eau peuvent les emporter.
Que faire si la mer se retire soudainement ?
Gagnez immédiatement les hauteurs. Ne marchez pas sur le fond marin découvert et ne vous arrêtez pas pour regarder. Un tsunami ne commence pas toujours par un retrait de la mer : ne relâchez donc pas votre vigilance simplement parce que l’eau ne s’est pas retirée.
Le 2e étage est-il assez haut ?
Rien ne le garantit. Les prévisions de hauteur changent à chaque mise à jour et la vague réelle peut être plus haute. Montez au moins jusqu’à l’étage indiqué sur le panneau du bâtiment d’évacuation, et aussi haut que possible.
Peut-on redescendre une fois la première vague passée ?
Non. Les tsunamis arrivent en plusieurs vagues et les suivantes peuvent être plus grosses. Restez en hauteur jusqu’à la levée de l’alerte ou de l’avis.
Que faire en cas de séisme pendant un voyage au Japon ?
Protégez votre tête pendant la secousse. Si vous êtes près de la mer, dès qu’elle s’arrête, dirigez-vous vers un bâtiment portant le panneau vert d’évacuation tsunami ou vers un autre point élevé. Installez l’application Safety tips avant le départ pour recevoir les alertes dans votre langue, et contactez votre ambassade en cas de problème.
Un tsunami de 30 cm est-il inoffensif ?
Non. Selon la JMA, même un tsunami de 20 à 30 cm peut renverser une personne et l’emporter. Même en cas de simple avis, restez à l’écart de la mer et des rivières.
▶ JOUER : TSUNAMI À SHIZUOKA, 5 MINUTES AVANT LA PREMIÈRE VAGUE